Le #Soudan a prolongé pour trois mois supplémentaires le point de passage frontalier d’Adré avec le #Tchad, préservant ainsi l’un des derniers corridors humanitaires encore opérationnels vers le #Darfour, tandis que les Forces armées soudanaises (#FAS) ont revendiqué des avancées dans l’État du Nil Bleu.
Ce renouvellement, valable jusqu’au 30 septembre, permet de maintenir ouverte une route d’acheminement essentielle pour les opérations humanitaires vers le Darfour et certaines parties du Kordofan. Le passage fonctionne dans le cadre d’un mécanisme conjoint de surveillance impliquant l’#ONU et le gouvernement dirigé par les FAS, basé à Port-Soudan. Les organisations humanitaires continuent toutefois d’alerter sur la fragilité de l’accès humanitaire à travers le Soudan, exposé à l’insécurité, à des restrictions administratives et à des perturbations liées au conflit.
Dans l’État du Nil Bleu, Sudan Tribune a rapporté que les FAS revendiquaient la reprise de deux zones, à la suite d’affrontements avec des forces affiliées aux FSR et avec le #MPLS-N al-Hilu. Cette revendication reste à ce jour non confirmée. Les combats signalés concernent le corridor Kurmuk-Sennar, qui relie la frontière éthiopienne au centre du Soudan et revêt une importance stratégique pour l’ensemble du conflit.
L’État du Nil Bleu, frontalier de l’#Éthiopie et du Soudan du Sud, est marqué par une longue histoire de conflits armés. Une reprise des combats dans cette région pourrait aggraver les déplacements de population, compliquer davantage l’acheminement de l’aide humanitaire et accentuer la pression sur les lignes d’approvisionnement des FAS, alors même que l’armée cherche à consolider ses gains autour de Khartoum.

