4 juillet 2026.
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé le 3 juillet que les forces russes avaient capturé Kostiantynivka, ville stratégique de la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine. Kyiv a rejeté cette déclaration comme fausse, et aucun élément indépendant ne confirme la version de Moscou.
Kostiantynivka comptait environ 67 000 habitants avant l’invasion à grande échelle et se situe à environ 25 kilomètres au sud-ouest de Kramatorsk, l’un des principaux centres militaires et administratifs encore tenus par l’Ukraine dans le Donetsk. Sa valeur n’est pas seulement symbolique : la ville fait partie de la ceinture défensive protégeant Kramatorsk et Sloviansk. Reuters a rapporté la déclaration de Moscou après que Poutine se fut rendu à un poste de commandement russe, où le chef d’état-major général Valery Gerasimov l’a informé de la situation sur le front.
L’état-major ukrainien a indiqué que les troupes russes avaient mené onze actions d’assaut dans le secteur de Kostiantynivka le 3 juillet, sans parvenir à leurs fins. Il a signalé l’infiltration de petits groupes d’infanterie de un à trois soldats dans les positions ukrainiennes, des opérations de contre-sabotage étant en cours à l’intérieur de la ville. Ce tableau décrit des combats actifs et des infiltrations — et non un contrôle russe confirmé.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rejeté la déclaration de Poutine comme « un nouveau mensonge russe » et en a fait un défi public, affirmant que si Kostiantynivka était vraiment sous contrôle russe, Poutine n’aurait « aucun problème » à l’y retrouver « pour trouver une voie diplomatique permettant de mettre enfin fin à cette guerre ». Le Kremlin a rejeté la proposition.
Lors de cette même réunion au poste de commandement, Poutine a ordonné une évaluation des soutiens étrangers de l’Ukraine, les qualifiant d’« instigateurs » de la poursuite de la guerre et affirmant que Moscou pourrait avoir besoin de cette analyse pour de futures « décisions responsables ». Ce langage constitue une nouvelle menace adressée aux soutiens européens et de l’OTAN à Kyiv.
L’Ukraine, pendant ce temps, a frappé en profondeur sur le territoire russe. Des drones ukrainiens ont touché le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg et un site militaire à Kronstadt, zone abritant une base de la Flotte de la Baltique, à plus de 850 kilomètres de la frontière ukrainienne. Des responsables russes ont indiqué que 72 drones avaient été interceptés autour de la ville. Cette frappe fait suite à l’importante attaque russe sur Kyiv, qui avait tué au moins 30 personnes et blessé plus de 90, et s’inscrit dans la campagne ukrainienne visant les infrastructures pétrolières et militaires qui soutiennent l’effort de guerre de la Russie.

