L’ambassadeur du Soudan auprès de l’ONU, Al-Harith Idriss, a déclaré au Conseil de sécurité le 26 juin que Washington n’avait partagé aucune preuve concernant l’usage allégué d’armes chimiques par les Forces armées soudanaises (#FAS), et ce malgré une année de discussions bilatérales.
Selon Idriss, une équipe technique américaine a prélevé quatre échantillons de sol dans différentes régions du Soudan, sans toutefois en communiquer les résultats à Khartoum ni solliciter une décision de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (#OIAC).
Le conseiller principal américain Massad Boulos a accusé les FAS d’avoir employé des agents chimiques et a annoncé que Washington imposait un second train de sanctions, en raison de cet usage allégué et du non-respect par le Soudan de la Convention sur les armes chimiques, a rapporté Sudan Tribune. Le Soudan dément ces accusations.
La décision américaine est antérieure au 26 juin. En mai 2025, le Département d’État avait formellement établi, en vertu du Chemical and Biological Weapons Control and Warfare Elimination Act de 1991, que le Soudan avait utilisé des armes chimiques en 2024. Selon Reuters, les mesures incluaient des restrictions à l’exportation et le refus de crédits gouvernementaux américains. Khartoum affirme que Washington a agi sur la base de renseignements, notamment des échantillons de sol, que le Soudan n’a jamais pu consulter.
Contrairement aux désignations classiques de l’OFAC, qui visent des individus, des entreprises ou des réseaux pouvant être renommés ou remplacés, le volet « armes chimiques » fait peser la pression directement sur l’État soudanais. Cela complique politiquement, pour tout gouvernement successeur proche de l’armée, le rétablissement de relations financières normales tant que la détermination américaine reste en vigueur.
L’accusation centrale demeure contestée : Washington affirme avoir établi une détermination juridique formelle, tandis que le Soudan soutient que les preuves ne lui ont jamais été communiquées et qu’aucune décision de l’OIAC n’est venue confirmer cette allégation. #MENA #Afrique #Soudan #Conflits_actifs

