Les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff sont arrivés à #Doha le 30 juin pour rencontrer des médiateurs qataris dans le cadre des négociations entre les États-Unis et l’Iran, alors que le détroit d’Ormuz amorçait une réouverture fragile et partielle, après plusieurs mois de perturbations liées à la crise.
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré qu’aucune rencontre de haut niveau n’était prévue entre Washington et Téhéran. Cette déclaration contraste avec l’affirmation publique du président Donald Trump, selon laquelle l’Iran aurait sollicité des discussions au Qatar, tandis que des responsables iraniens ont eux aussi démenti la tenue de négociations directes avec les États-Unis.
Le canal diplomatique demeure indirect. Le #Qatar agit comme médiateur, tandis que Doha et #Oman coordonnent leurs efforts pour assurer le passage sécurisé des navires à travers le détroit d’Ormuz. M. Al-Ansari a également précisé que le #Qatar n’avait pas transféré à Téhéran les 6 milliards de dollars de fonds iraniens gelés.
La réouverture du détroit demeure limitée. Reuters a rapporté, le 30 juin, que le trafic de pétroliers via le détroit d’Ormuz se redresse progressivement, mais que les flux restent inférieurs à leur niveau d’avant-crise, la voie maritime demeurant à la fois partiellement praticable et politiquement contestée. Armateurs et affréteurs repositionnent leurs navires en prévision d’une reprise des exportations du Golfe, mais le volume de marchandises transportées reste contraint par des limites opérationnelles et des risques sécuritaires.
Cette réouverture atténue la pression immédiate sur les marchés de l’énergie, mais elle ne rétablit pas pour autant des conditions maritimes normales. Une attaque survenue le 25 juin contre le M/V Ever Lovely, navire battant pavillon singapourien, près d’#Oman, a conduit l’Organisation maritime internationale à suspendre un plan d’évacuation destiné aux navires bloqués dans le Golfe, illustrant la persistance des risques autour de cette voie maritime.
Pour l’heure, le détroit d’Ormuz n’est ouvert que dans une mesure limitée. Le prochain test consistera à déterminer si les contacts facilités par le Qatar parviendront à maintenir la trêve, le temps que les conditions de navigation, d’assurance et de sécurité reviennent progressivement à la normale.

