1er juillet 2026. L’Ukraine se prépare à une possible attaque russe depuis le nord, alors que Moscou continue de frapper les infrastructures de distribution de carburant à travers tout le pays.
Le général Oleksandr Syrskyi, commandant en chef des Forces armées ukrainiennes, a déclaré que Kyiv se préparait à une éventuelle offensive russe depuis la région russe de Briansk vers la région ukrainienne de Tchernihiv. Une attaque directe sur Kyiv est peu probable, a-t-il précisé, mais Moscou pourrait ouvrir un axe septentrional afin de détourner les forces ukrainiennes d’autres parties du front.
Le commandant en chef Oleksandr Syrskyi lors d’une réunion avec le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin, le 21 octobre 2024, à Kyiv, Ukraine. (Source : Getty Images)
Cet avertissement intervient alors que la Russie intensifie ses attaques contre des stations-service à travers l’Ukraine. Le 1er juillet, des frappes russes ont touché cinq stations-service dans la région de Dnipropetrovsk, tuant une femme et blessant trois autres personnes, dont une femme enceinte, a déclaré le gouverneur régional Oleksandr Hanzha. Des attaques similaires ont été signalées dans la région de Tchernihiv, tandis que des stations-service dans les régions de Soumy, de Kharkiv et de Zaporijjia ont également été touchées ces dernières semaines.
La pression ne se limite pas au nord de l’Ukraine. Le président Volodymyr Zelensky avait récemment mis en garde la Biélorussie au sujet d’équipements relais que Kyiv affirme avoir été utilisés pour guider des drones russes Shahed vers l’Ukraine. Il a ensuite déclaré que ces équipements avaient cessé d’émettre, en s’appuyant sur des informations fournies par les services militaires et de renseignement ukrainiens.
Pris ensemble, l’avertissement sur le front nord et les frappes contre les infrastructures pétrolières dessinent les contours d’un effort russe plus large visant à étirer les défenses ukrainiennes au-delà du champ de bataille principal : contraindre Kyiv à défendre simultanément ses régions frontalières, à protéger ses infrastructures civiles et à gérer les pressions pesant sur sa logistique.

