1er juillet 2026. Des médias israéliens et turcs ont rapporté qu’un plan américano-israélien visant à armer des forces kurdes contre l’Iran aurait été abandonné cette année, à la suite de fuites internes, de pressions turques et de doutes au sein de l’administration Trump.
i24NEWS a rapporté que le Mossad, en coopération avec la CIA, avait fourni à des groupes kurdes iraniens de l’opposition de l’argent, des véhicules et des armes — dont certaines auraient été saisies par les forces de défense israéliennes auprès du Hamas et du Hezbollah — dans le cadre d’un effort visant à accentuer la pression le long de la frontière iranienne. Le Jerusalem Post a rapporté que le directeur sortant du Mossad, David Barnea, aurait déclaré au président Donald Trump, le 12 février, qu’un front terrestre kurde, combiné à une pression soutenue, pourrait créer les conditions d’un changement de régime en Iran dans un délai d’un an.
Deux partis kurdes iraniens ont démenti toute implication. Le secrétaire général du Parti Komala, Abdullah Mohtadi, et le porte-parole du Parti démocratique du Kurdistan iranien, Khalid Azizi, ont déclaré à Iran International que leurs organisations n’avaient reçu aucune arme ; Azizi a qualifié ces informations de « totalement fausses ».
Le Daily Sabah turc a rapporté que le président Recep Tayyip Erdoğan avait directement fait pression sur Trump pour mettre fin au plan, en avertissant que celui-ci renforcerait des factions armées kurdes à proximité de la frontière turque. Le Daily Sabah a également indiqué qu’Ankara avait mis en garde les dirigeants kurdes irakiens Masoud Barzani et Bafel Talabani contre toute coopération avec ce dispositif.
Une allégation distincte, émanant de médias israéliens et reprise par JFeed, affirmait que le vice-président JD Vance aurait transmis des détails du plan à Erdoğan. Luke Schroeder, porte-parole de Vance, a catégoriquement démenti cette information. L’allégation n’a pas été vérifiée de manière indépendante.
La question de savoir qui a mis fin au plan demeure sans réponse. Ces informations montrent néanmoins à quel point toute tentative de mobiliser des forces kurdes contre l’Iran se heurte rapidement aux lignes rouges sécuritaires de la Turquie.

