5 juillet 2026.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a supervisé vendredi des essais de missiles de croisière et d’armements à bord du destroyer Kang Kon, ordonnant sa mise en service dans un délai de deux mois, a annoncé dimanche l’agence de presse officielle KCNA. Des images ont montré une dizaine de missiles de croisière lancés en succession ; l’armée sud-coréenne a détecté les tirs en direction de la mer du Japon et les analyse en coordination avec Washington, selon Yonhap. KCNA a cité Kim appelant à accélérer les capacités de dissuasion, affirmant que la Corée du Nord montrerait sa « volonté politique et sa détermination à disposer d’une puissance absolue ».
Ce délai de deux mois intervient après un début difficile : le Kang Kon avait partiellement chaviré lors d’un lancement raté à Chongjin en mai 2025, avant d’être réparé et de reprendre la mer en juin. Kim a par ailleurs appelé à la construction de deux navires de guerre de 5 000 tonnes par an, selon Reuters.
Le Kang Kon est un navire jumeau du Choe Hyon, mis en service en juin au sein de la Flotte de la mer Jaune ; le Kang Kon est, lui, destiné à la Flotte de la mer du Japon. Les deux classes embarquent 74 cellules de lancement vertical et un radar à réseau phasé — des systèmes que des parlementaires et analystes en défense sud-coréens estiment suffisamment proches de modèles russes pour indiquer une assistance technique liée aux déploiements de troupes nord-coréennes soutenant la guerre de la Russie en Ukraine, selon le Korea Herald.
« La Corée du Nord semble accélérer la mise en service du Kang Kon… pour faire avancer le déploiement de capacités maritimes nucléaires — le Choe Hyon en mer Jaune et le Kang Kon en mer du Japon », a déclaré Shin Jong-woo, secrétaire général du Forum coréen de défense et de sécurité.
Observation d’un essai de missile naval nord-coréen. Source : The Jerusalem Post

