3 juillet 2026.
S’exprimant lors d’un débat d’urgence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 3 juillet, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a déclaré que « les signes en provenance d’Al-Obeid sont clairs et sans équivoque : une nouvelle catastrophe humanitaire se déroule au Soudan, cette fois dans la capitale du stratégique État du Kordofan du Nord. »
Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU a documenté au moins 45 civils tués et 41 blessés lors de 15 frappes de drones entre le 6 et le 28 juin, selon Reuters. Quelque 500 000 civils demeurent en danger dans la ville. Les frappes de juin auraient visé un poste de transformation électrique, une station-service et des points d’approvisionnement en eau, selon des sources humanitaires liées à l’ONU et Sudan Tribune. Le Comité international de secours a estimé que ce schéma semblait préparer le terrain à une offensive terrestre.
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’adresse à la communauté internationale sur les crises des droits de l’homme. Source : Michael M. Santiago / Getty Images
Cette situation a également attiré l’attention sur les Forces armées soudanaises, qui contrôlent El-Obeid. Un rapport humanitaire de l’ONU en date du 23 juin indiquait que les civils d’El-Obeid faisaient face à des pénuries de carburant et à un accès limité au pain, à l’eau potable et à d’autres produits de première nécessité.
Le 20 juin, le Conseil de sécurité de l’ONU a exigé que les Forces de soutien rapide (FSR) mettent fin à leur assaut sur El-Obeid. Le renforcement militaire s’est néanmoins poursuivi depuis lors, mettant en lumière un problème récurrent dans la guerre au Soudan : les avertissements de la communauté internationale n’ont jusqu’à présent pas été suivis de mesures concrètes susceptibles de modifier la conduite des forces en présence.

