5 juillet 2026.
Des combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) et du JNIM, lié à Al-Qaïda, ont attaqué cinq localités à travers le Mali tôt samedi, dont un complexe pénitentiaire près de la capitale et une ville garnison du Nord où sont stationnés des forces gouvernementales et des soldats russes, selon Al Jazeera.
L’armée malienne a déclaré que la situation était « totalement sous contrôle », faisant état de 20 militants tués à Sévaré et de six à Gao, selon Reuters. Mais des témoignages indépendants suggèrent que les combats ne furent ni brefs ni pleinement maîtrisés. Un habitant de Sévaré a confié à Reuters que des tirs d’armes à feu vers 5 h du matin avaient été suivis de quatre explosions vers 8 h et de détonations plus lourdes vers 10 h. À Gao, un responsable local a indiqué que des tirs d’armes à feu et de roquettes avaient visé un camp militaire pendant des heures, sans qu’il soit possible d’identifier clairement les responsables. L’AFP a rapporté que l’assaut avait également visé un important complexe pénitentiaire à Kenieroba, à 74 km de Bamako, citant un détenu et des sources sécuritaires.
Un porte-parole du FLA a affirmé que les combattants du groupe avaient pénétré dans Anefis, ville du nord-est où des troupes gouvernementales et russes s’étaient redéployées après avoir été chassées de la ville voisine de Kidal en avril ; Reuters a précisé ne pas avoir pu vérifier cette affirmation de manière indépendante. L’Africa Corps russe, présent dans plusieurs des zones ciblées, a indiqué que ses unités avaient participé aux opérations, bien que l’ampleur de cette participation ne soit pas davantage confirmée par des sources indépendantes.
Les attaques de samedi ont ravivé la crise déclenchée par l’offensive d’avril, au cours de laquelle le ministre malien de la Défense avait été tué et des villes du Nord brièvement prises.
Forces de l’armée malienne.

