L’armée nigériane a annoncé, le 29 juin, que des commandants haut placés de la Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (#ISWAP) s’étaient rendus dans le cadre de l’opération Hadin Kai, dans le Nord-Est du pays, aux côtés de 76 combattants et de plusieurs membres de leurs familles.
Le capitaine Mohammed Goni, responsable par intérim de l’information militaire pour la force conjointe du Nord-Est, a déclaré que ces individus avaient été transférés vers un site sécurisé en vue de leur identification et de leur débriefing. L’armée n’a divulgué ni leurs noms, ni les lieux où la reddition a eu lieu, invoquant des raisons de sécurité opérationnelle.
Cette absence d’informations limite toute vérification indépendante. Sans noms, grades ou lieux précis, les observateurs du conflit ne peuvent pas encore recouper cette annonce avec les structures de commandement connues de l’ISWAP, ni déterminer si les personnes qui se sont rendues occupaient effectivement des postes de commandement élevés, ou s’il s’agit de combattants de rang inférieur.
L’armée a présenté ces redditions comme le résultat d’une pression militaire soutenue exercée sur les positions de l’ISWAP et de Boko Haram. L’opération Hadin Kai a indiqué que ses opérations récentes avaient perturbé le commandement, la logistique et la liberté de mouvement des insurgés sur l’ensemble du théâtre du Nord-Est.
Cette dernière annonce de reddition pourrait traduire une certaine usure au sein des réseaux de l’ISWAP, mais elle ne constitue pas encore la preuve d’une défaite stratégique. Les indicateurs à surveiller restent les suivants : une éventuelle baisse de la fréquence des attaques, la reddition d’autres commandants, et la capacité des observateurs indépendants à vérifier l’identité et l’importance opérationnelle réelle des personnes désormais détenues par les autorités nigérianes.

