Le dirigeant de transition du Niger, le général Abdourahamane Tiani, a déclaré, dans un entretien accordé le 26 juillet à la RTN à l’occasion du troisième anniversaire du coup d’État de 2023, que l’alliance sahélienne prévoyait de porter les effectifs de sa force conjointe de 5 000 à 18 000 soldats, et a affirmé que les services de renseignement français avaient équipé les assaillants responsables de l’attaque du 18 juin contre l’aéroport de Niamey, ajoutant que ces mêmes services « s’efforçaient de préparer une troisième attaque ».
L’ACLED répertorie l’attaque de janvier 2026 contre l’aéroport de Niamey comme s’inscrivant dans un schéma plus large de frappes menées par l’État islamique – province du Sahel et le JNIM contre les infrastructures nigériennes, les attaques de drones du JNIM étant passées de moins de 10 en 2024 à environ 80 en 2025.
L’attaque du 29 janvier a blessé quatre soldats et tué 20 assaillants, et Tiani a nommément accusé Macron, ainsi que le président béninois Talon et le président ivoirien Ouattara, d’en être les commanditaires, déclarant qu’« ils devraient être prêts à nous entendre rugir », selon Reuters, qui a précisé qu’il n’avait fourni aucune preuve.
Le colonel Guillaume Vernet, porte-parole de l’état-major des armées françaises, a rejeté ces accusations selon Le Figaro, affirmant qu’« il ne saurait être question d’une quelconque implication française », et qualifiant ces allégations de désinformation.
Le porte-parole du gouvernement béninois a lui aussi rejeté cette accusation publiquement, déclarant que Tiani était « le seul à croire à de telles absurdités », selon Al Jazeera.
Les analystes de Critical Threats attribuent en partie l’escalade des attaques au Niger à la rivalité opposant le JNIM et l’État islamique – province du Sahel, chacun cherchant à surenchérir sur l’autre pour asseoir son influence.


