Le président syrien Ahmed al-Charaa a déclaré, dans un entretien diffusé dimanche, que Damas travaillait activement à un accord sécuritaire avec Israël impliquant plusieurs autres pays, exprimant l’espoir que celui-ci puisse ouvrir la voie à une paix globale, selon Al Jazeera. Il a précisé qu’un tel accord ne remettrait pas en cause les revendications syriennes sur le plateau du Golan occupé, et que la Syrie n’avait aucun intérêt à s’opposer à Israël. Les pourparlers visent à obtenir un retrait israélien de la zone tampon saisie dans le sud de la Syrie après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, en s’appuyant sur un accord conclu en janvier entre les deux pays pour établir un mécanisme de partage de renseignement. Concernant le Liban, al-Charaa a indiqué que la Syrie n’interviendrait pas militairement pour aider au démantèlement de l’arsenal du Hezbollah, mais qu’elle soutenait le maintien des armes et des décisions relatives à la guerre et à la paix sous l’autorité exclusive de l’État libanais. Il a également reconnu des retards dans la mise en œuvre d’un accord distinct conclu en janvier avec les Forces démocratiques syriennes.
Cet entretien intervient au lendemain de la visite à Damas du secrétaire général de l’ONU António Guterres, qui a déclaré que les Nations unies considèrent le plateau du Golan comme faisant partie du territoire syrien — une position inchangée depuis l’occupation israélienne du territoire en 1967 et son annexion unilatérale en 1981, jamais reconnue par la communauté internationale, selon The Jerusalem Post.


