L’administration Trump aurait perçu environ 13 milliards de dollars grâce aux exportations pétrolières vénézuéliennes depuis qu’elle a pris le contrôle des ventes de pétrole du pays en janvier, selon une enquête du Financial Times.
Les documents publics ne permettent de retracer qu’environ 300 millions de dollars ayant effectivement atteint Caracas.
Les premières cargaisons, vendues à prix réduit aux négociants Vitol et Trafigura, ont été acheminées via un compte basé au Qatar plutôt que via le Trésor américain, échappant ainsi aux procédures habituelles de contrôle du Congrès, jusqu’à ce que des parlementaires réclament davantage de transparence.
Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis « gagnaient beaucoup d’argent » grâce à ce dispositif. Dans le même temps, le décret présidentiel 14373 désigne ces recettes comme la propriété souveraine du Venezuela, détenue sous garde américaine. Le département d’État a indiqué au Congrès que plusieurs milliards de dollars avaient été restitués au Venezuela sous un contrôle strict, sans toutefois publier de bilan complet de ces transferts.
Cet écart alimente les interrogations sur la gestion de l’un des plus importants flux de revenus pétroliers étatiques au monde. Des économistes cités par le Financial Times estiment que la reprise économique du Venezuela, plus faible qu’attendu, laisse penser qu’une grande partie des recettes tirées des exportations n’a pas encore atteint l’économie du pays.
Ni la Maison-Blanche ni le département d’État n’ont publié de bilan public complet de ces fonds.


