Le Qatar a formulé samedi une condamnation officielle des frappes iraniennes renouvelées contre la Jordanie, Bahreïn et le Koweït, qualifiant ces attaques de grave violation du droit international. Le ministère qatari des Affaires étrangères a déclaré « condamner avec la plus grande fermeté les attaques renouvelées lancées par la République islamique d’Iran » contre les trois pays, les décrivant comme « une violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des pays visés, ainsi qu’un manquement patent au droit international, à la Charte des Nations unies et aux principes de bon voisinage », selon Fox News.
Le Qatar a invoqué, à l’appui de sa condamnation, la résolution 2817 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en mars par 13 voix pour et aucune contre, qui condamnait les attaques iraniennes dans le Golfe, selon le service de presse de l’ONU. La Chine et la Russie s’étaient abstenues plutôt que d’opposer leur veto au texte, l’ambassadeur russe le jugeant « unilatéral » pour avoir omis de mentionner les frappes américaines et israéliennes à l’origine de la guerre. Cette fracture a depuis empêché le Conseil de s’accorder sur la moindre réponse contraignante.
Le Koweït a subi samedi de nouveaux dommages dans son secteur pétrolier, la Kuwait Petroleum Corporation faisant état de frappes « répétées » et de pertes matérielles, a rapporté Fox News. Les communiqués militaires iraniens, relayés par le radiodiffuseur d’État IRIB, ont affirmé que les frappes de la nuit précédente avaient touché un dépôt de munitions au camp d’Al-Udairi ainsi qu’une batterie de missiles Patriot à la base aérienne d’Ali Al-Salem, toutes deux accueillant des forces américaines, selon The Tribune.
Le Koweït et Bahreïn hébergent des infrastructures du CENTCOM ainsi que des moyens de défense antiaérienne du Golfe, ce qui en fait des cibles récurrentes plutôt que des victimes accessoires d’une guerre qui se joue ailleurs.


