Le ministère iranien des Affaires étrangères a mis en garde l’Ukraine contre des « conséquences » non précisées après avoir accusé Kyiv d’avoir attaqué un navire commercial iranien en mer Caspienne le 25 juillet, tuant un marin et en blessant un autre, selon Reuters et la déclaration du ministère, reprise intégralement par Tasnim.
Le ministère a qualifié cette attaque de violation de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies et d’« acte d’agression » susceptible d’attiser et d’étendre la guerre. L’Iran a affirmé qu’il défendrait ses intérêts nationaux au nom du principe de légitime défense, ajoutant que la responsabilité des conséquences « incomberait à ce régime ainsi qu’à ses soutiens et instigateurs ».
La déclaration, volontairement large, s’est toutefois arrêtée avant toute menace de frappe balistique ou toute annonce de représailles.
L’Ukraine n’a pas rendu public le nom du navire iranien. Le président Volodymyr Zelensky avait auparavant déclaré que les forces ukrainiennes avaient frappé un navire de guerre russe ainsi que des bâtiments transportant du matériel militaire lié à l’Iran en mer Caspienne. Téhéran a interprété cette déclaration comme une reconnaissance explicite. La nature de la cargaison et le bilan des victimes annoncé n’ont pas été vérifiés de manière indépendante.
Si elle est confirmée, cette opération constituerait un nouveau signe de la capacité croissante de l’Ukraine à frapper la logistique militaire russe bien au-delà de la ligne de front.
L’Iran a par ailleurs affirmé n’être jamais intervenu dans la guerre — une affirmation qui contredit les livraisons documentées de drones Shahed à la Russie, ensuite produits sur le sol russe sous la désignation de drones d’attaque Geran.
Les relations étaient déjà tendues du fait de la destruction, par l’Iran en 2020, du vol PS752, qui avait fait 176 morts. Le différend sur l’enquête et les responsabilités demeure pendant devant la Cour internationale de justice.


