La Suède et la France ont signé lundi à Stockholm un accord-cadre d’environ 4 milliards de dollars, officialisant la commande passée par la Suède en mai pour quatre frégates de Naval Group, rapporte Reuters. Macron s’est rendu en Suède pour la signature ; le ministre suédois de la Défense, Pål Jonson, et son homologue française, Catherine Vautrin, ont signé l’accord, dont l’Élysée a indiqué qu’il approfondirait la coopération industrielle de défense entre les deux pays.
L’accord fonctionne dans les deux sens. Paris a commandé en décembre deux avions de surveillance Saab GlobalEye pour plus d’un milliard d’euros, et les deux gouvernements présentent le contrat des frégates comme s’inscrivant dans cet échange plus large, rapporte RFI.
Les quatre frégates de classe Luleå, construites sur la coque FDI de Naval Group avec des livraisons débutant en 2030, emporteront les missiles Aster 30 et CAMM-ER de MBDA, les missiles antinavires RBS 15 de Saab et les torpilles Torped 47, selon Naval News. Avec environ 4 500 tonnes, elles seront les plus grands navires de guerre suédois, éclipsant les corvettes de classe Visby qui assurent la défense côtière du pays depuis les années 1990 ; la Suède n’a plus déployé de système de missiles de défense aérienne navale depuis le retrait du SeaCat au début des années 1980, selon defence-industry.
Cet achat fait suite à l’adhésion de la Suède à l’OTAN en 2024. Il intervient dans un contexte de préoccupation face à l’activité russe en mer Baltique, notamment un incident de drone survenu en février près d’un porte-avions français, que les autorités ont relié à une possible origine russe, selon RFI.
La signature de lundi constitue un accord-cadre ; la tarification finale et l’intégration des sous-systèmes restent en cours de négociation entre la France et l’Agence suédoise du matériel de défense (FMV), la première livraison n’étant pas prévue avant 2030.


