Le président américain Donald Trump a menacé vendredi de mener des frappes massives de missiles contre l’Iran, avertissant Téhéran de ne pas donner suite à un prétendu complot visant à l’assassiner — une menace au poids décuplé depuis que le Guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué lors de la frappe d’ouverture de la guerre. Sur Truth Social, il a écrit que « 1 000 missiles sont armés et prêts », avec « des milliers d’autres » en réserve si Téhéran mettait ce complot à exécution, ajoutant que l’armée américaine était prête à frapper depuis un an, avec la possibilité de prolonger l’opération.
Cet avertissement fait suite à un article du Wall Street Journal, cité par le Times of Israel, selon lequel Israël aurait partagé avec Washington des renseignements faisant état d’un nouveau plan iranien présumé visant à tuer Trump. L’Iran n’a pas répondu publiquement à cette allégation spécifique.
Cette menace survient dans un contexte de délitement rapide du mémorandum d’Islamabad — l’accord du 17 juin qui avait levé le blocus naval américain et suspendu les sanctions sur le pétrole iranien en échange d’une réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage pendant 60 jours, adossée à un fonds de reconstruction de l’Iran promis à hauteur de 300 milliards de dollars. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé le secrétaire au Trésor Scott Bessent de violer le paragraphe 9 du mémorandum en imposant de nouvelles sanctions, qualifiant cet acte de l’une des nombreuses « violations et maladresses » américaines, selon CNN. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que l’Iran était prêt à une « défense totale » si Washington bafouait l’accord, ajoutant que la guerre « ne se terminera jamais par la reddition de l’Iran », selon Iran International.
Trump a déclaré vendredi que le cessez-le-feu était « terminé », mais que les négociations se poursuivraient. La viabilité de cette position pourrait dépendre de la réunion prévue samedi entre Araghchi et des responsables omanais sur la question de la réouverture du détroit d’Ormuz.


