La Russie a frappé Kyiv avec six à huit missiles balistiques dans la nuit du 14 juillet, quelques heures après que l’Ukraine et neuf pays européens avaient lancé une coalition destinée à contrer la menace balistique russe, selon le Kyiv Independent. La frappe a débuté vers 0 h 16, heure locale ; le maire de Kyiv, Vitali Klitschko, a indiqué que les défenses aériennes s’étaient engagées contre les missiles entrants, selon Mezha.
Des incendies se sont déclarés dans un entrepôt du district de Holosiivskyi et parmi des véhicules dans le district de Darnytskyi, tous deux maîtrisés par les équipes de secours, selon UNN. Un cratère s’est formé sur l’un des sites, et les fenêtres des bâtiments principal et annexe d’un internat ont été endommagées, selon RBC-Ukraine. Des débris sont tombés sur deux autres adresses. Aucun mort ni blessé n’a été signalé à Kyiv, selon UNN et RBC-Ukraine.
Il s’agit de la troisième frappe en une semaine à toucher Kyiv avant ou sans déclenchement d’alerte aérienne, à la suite d’incidents similaires les 8 et 11 juillet, selon RBC-Ukraine et NV. Des responsables de l’armée de l’air ukrainienne indiquent que les stocks ukrainiens de missiles intercepteurs PAC-3 Patriot — la seule arme de son arsenal capable d’abattre de manière fiable des missiles balistiques — étaient épuisés au 1er juillet, laissant les planificateurs russes frapper leurs cibles en grande partie sans opposition, selon le Kyiv Post.
Le président Donald Trump avait promis le 8 juillet d’accorder à l’Ukraine une licence pour produire ses propres systèmes Patriot ; des responsables et des experts ont cependant indiqué qu’une production nationale prendrait des mois, voire des années, à se concrétiser, selon le Washington Post.


