L’Azerbaïdjan a convoqué le 6 juillet l’ambassadeur russe Mikhail Yevdokimov et lui a remis une note de protestation concernant une frappe de drone du 5 juillet ayant touché une station-service appartenant à la SOCAR, la Compagnie pétrolière d’État de la République d’Azerbaïdjan, dans la région ukrainienne de Mykolaïv, selon Reuters. Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que la répétition de telles attaques « témoigne de leur caractère délibéré ».
Deux drones Shahed ont frappé la station SOCAR dans le village de Nechaiane, à environ 30 kilomètres de Mykolaïv sur la route d’Odesa, à 19 h 16 et 19 h 33 le 5 juillet, selon Ukrainska Pravda. Les frappes ont endommagé le bâtiment administratif de la station ; aucune victime n’a été signalée.
Bakou a précisé que l’attaque n’était pas isolée, citant des frappes antérieures contre une station de compression de gaz et un dépôt pétrolier de la SOCAR à Odesa, ainsi que des dommages causés à l’ambassade d’Azerbaïdjan à Kyiv et au consulat honoraire à Kharkiv, selon Reuters. Le ministère a appelé la Russie à respecter ses obligations au titre de la Convention de Vienne. Moscou n’avait pas répondu au 6 juillet, selon Reuters.
Ukrainska Pravda, citant une source des services de sécurité ukrainiens, a rapporté que des canaux de surveillance avaient signalé le 3 juillet des frappes russes planifiées contre des installations logistiques, des transports de fret et des stations-service jusqu’à 150 kilomètres derrière la ligne de front, le complexe SOCAR figurant parmi les cibles identifiées.
Cette frappe illustre comment les attaques contre les infrastructures pétrolières ukrainiennes engagent désormais les actifs d’États tiers qui s’efforcent encore de maintenir des liens avec Moscou et Kyiv.


