Le chef houthi Abdul Malik al-Houthi a menacé jeudi d’une escalade majeure contre l’Arabie saoudite dans un discours télévisé, avertissant d’une « guerre d’une toute autre nature » si Riyad persistait dans ce qu’il a qualifié de « siège et d’agression » contre le Yémen, selon Al Bawaba. Il a déclaré que les installations pétrolières saoudiennes et d’autres infrastructures stratégiques deviendraient des cibles de missiles et de drones si la confrontation se poursuivait.
Ce discours fait suite à la frappe du 13 juillet sur l’aéroport international de Sanaa, que le gouvernement yéménite internationalement reconnu a dit avoir menée pour empêcher un aéronef iranien d’atterrir avec une délégation houthie rentrant des obsèques du Guide suprême iranien Ali Khamenei — tué le 28 février lors des frappes américano-israéliennes —, selon NBC News. Les capacités militaires limitées du gouvernement donnent à penser que c’est l’Arabie saoudite qui a conduit la frappe, selon la Fondation pour la défense des démocraties (FDD), un groupe de réflexion basé à Washington, qui a indiqué dans sa propre analyse que les Houthis poussaient les limites de la tolérance saoudienne afin de redéfinir leur relation.
Le porte-parole houthi Yahya Saree a qualifié la frappe de « fin de la phase de désescalade ». Le porte-parole Mohamed Abdel Salam l’a quant à lui décrite comme une « grave violation » du cessez-le-feu de 2022, selon The National.
L’envoyé spécial de l’ONU Hans Grundberg, assisté de médiateurs dont le Qatar et Oman, s’emploie à contenir la crise, selon Al Bawaba, qui a souligné que la confrontation fait toujours peser des risques sur le trafic maritime en mer Rouge.


