La coalition menée par l’Arabie saoudite au Yémen a menacé lundi de répondre par la force, après que le porte-parole houthi, le général de brigade Yahya Saree, eut déclaré un blocus naval immédiat contre le royaume. Le porte-parole de la coalition, le général de division Turki al-Maliki, a indiqué que les forces avaient commencé à protéger le trafic maritime de la coalition transitant par Bab-el-Mandeb et qu’elles répondraient « fermement et avec détermination » à toute menace visant les navires en transit, qualifiant ce blocus d’acte de piraterie et rejetant les affirmations houthies selon lesquelles Riyad assiégerait le Yémen — relevant que plus de 300 navires commerciaux avaient accosté dans des ports contrôlés par les Houthis au cours du premier semestre 2026, selon Middle East Online.
Cette déclaration intervient après l’effondrement d’une trêve tenue depuis 2022, à la suite de la frappe saoudienne sur l’aéroport de Sanaa le 13 juillet et des représailles houthies contre l’aéroport d’Abha, selon The Washington Times.
Le président du Conseil de direction présidentielle yéménite, Rachad al-Alimi, a présenté ce blocus comme relevant d’un effort orchestré par l’Iran pour entraîner le Yémen dans un conflit plus large, avertissant que cette menace s’étendait aux États riverains de la mer Rouge et aux économies asiatiques dépendantes de ce corridor, selon un communiqué du Conseil.
Le volume de brut transitant par Bab-el-Mandeb a atteint 5,4 millions de barils par jour au début de 2026, contre 3,7 millions un an plus tôt, les armateurs ayant réacheminé leur trafic depuis un détroit d’Ormuz sous blocus, selon des données de l’EIA citées par Time.


