Des responsables du renseignement américain enquêtent pour déterminer si la Russie a aidé l’Iran à frapper des installations de la CIA, en lui fournissant des renseignements de ciblage ou une technologie de drones améliorée, sans qu’aucune conclusion ferme n’ait pour l’instant été tirée. Moscou a démenti toute implication.
Au moins deux sites liés à la CIA ont été frappés en mars : l’antenne de l’agence au sein de l’ambassade américaine à Riyad, ainsi qu’une autre installation dans l’est de l’Irak. Une évaluation des services de renseignement occidentaux a jugé probable une implication russe, tandis que deux responsables ont indiqué que des drones Shahed améliorés par la Russie avaient été utilisés lors de la frappe à Riyad.
La Russie est devenue un producteur et un développeur majeur de cette arme de conception iranienne. Ses variantes Geran, fabriquées sur son propre sol, intègrent une navigation améliorée, des moteurs plus performants et des charges explosives plus lourdes, et Moscou en lance des milliers chaque mois contre l’Ukraine. La Russie a également mis en place des chaînes d’approvisionnement reposant sur des moteurs et des composants chinois, tandis qu’un projet distinct de drones russes implanté en Chine a également été signalé.
Cette capacité industrielle signifie que les dérivés du Shahed produits en Russie n’ont pas vocation à rester cantonnés à l’Ukraine. La confirmation que Moscou aurait fourni à l’Iran des drones perfectionnés ou un appui au ciblage marquerait une escalade sérieuse de la coopération militaire russo-iranienne.


