Les forces américaines ont entamé mercredi, à 17 h 30 (heure de la côte Est), une nouvelle vague de frappes contre des cibles militaires iraniennes, « sur ordre du commandant en chef », selon un communiqué du Commandement central des États-Unis publié sur X. Ce communiqué précise que la mission visait à continuer de « réduire davantage la capacité de l’Iran à menacer les marins civils et les navires commerciaux transitant par les eaux régionales ».
Ces frappes font suite à une onzième nuit consécutive d’attaques américaines contre des sites iraniens, ayant visé des centres de commandement militaire, des systèmes de défense antiaérienne et des capacités maritimes, selon un communiqué cité par NewsNation. L’agence de presse iranienne Fars a rapporté que des frappes avaient également touché un site près de Tabriz, dans le nord-ouest de l’Iran, avec des explosions signalées à Téhéran — une rupture par rapport au schéma des nuits précédentes, jusque-là concentrées sur le sud de l’Iran et le détroit d’Ormuz.
En représailles, l’armée iranienne a affirmé avoir frappé des sites liés aux États-Unis au Koweït, en Jordanie et à Bahreïn, selon Al Jazeera. L’Iran a également attaqué un pétrolier dans le détroit d’Ormuz, contraignant son équipage à abandonner le navire, selon les autorités maritimes britanniques citées par NewsNation.
Cette reprise des frappes intervient alors que les efforts diplomatiques ne montrent guère de signes de progrès. Le ministre iranien de l’Intérieur, Eskandar Momeni, s’est rendu au Pakistan — l’un des médiateurs du conflit — pour des discussions visant à relancer le cadre de cessez-le-feu qui s’était effondré. Cette visite a toutefois été éclipsée par le dernier échange de frappes en date, selon NPR.


