L’Iran a rejeté une nouvelle proposition américaine de cessez-le-feu, transmise à Téhéran par le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi à la suite de sa rencontre avec le président Donald Trump à la Maison-Blanche, selon des responsables iraniens et irakiens cités par le New York Times. La Maison-Blanche n’a publiquement ni confirmé cette proposition ni révélé ses termes.
Des responsables iraniens auraient décrit cette offre comme un dispositif temporaire, qui ne réglait pas la question du statut futur du détroit d’Ormuz — le point de désaccord central dans les tentatives répétées visant à mettre un terme aux combats. Ils ont indiqué que Téhéran n’était pas disposé à accepter une nouvelle pause de courte durée en l’absence d’un règlement plus large.
Al-Zaidi a rencontré le président Massoud Pezeshkian et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghtchi lors de sa visite à Téhéran. Son cabinet a indiqué qu’il avait appelé au dialogue et pris l’engagement que le territoire irakien ne serait pas utilisé pour faciliter des attaques contre l’Iran. Araghtchi a déclaré que l’obstacle ne résidait pas dans l’absence de canaux diplomatiques, mais dans l’approche adoptée par Washington.
Deux responsables iraniens ont également indiqué au New York Times que l’Iran pourrait élargir la guerre si Trump ordonnait des frappes contre Téhéran ou contre des infrastructures critiques, notamment en frappant Tel-Aviv et en poussant les Houthis à fermer le détroit de Bab al-Mandeb.
Cette menace concorde avec des informations distinctes de Reuters, selon lesquelles l’Iran aurait demandé aux Houthis de se tenir prêts à perturber le trafic à Bab al-Mandeb si les États-Unis venaient à frapper le réseau électrique iranien. Les Houthis ont depuis déclaré un blocus visant le transport maritime lié à l’Arabie saoudite et revendiqué des attaques contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge.
Ce rejet fait suite à une autre proposition distincte de cessez-le-feu de dix jours, rapportée par Reuters plus tôt dans la semaine. Aucune de ces deux tentatives ne semble avoir réglé le différend de fond concernant Ormuz, laissant les trêves temporaires vulnérables à une nouvelle vague d’escalade.


