Des frappes de drones auraient mis le feu, mercredi, à deux navires de gaz naturel liquéfié (GNL) au port égyptien de Damiette, laissant entrevoir la possibilité que la guerre contre l’Iran de 2026 ait, pour la première fois, atteint le territoire égyptien.
La société britannique de sécurité maritime Ambrey a indiqué à l’Associated Press que des drones avaient déclenché des incendies à bord d’une unité flottante de stockage et de regazéification appartenant à des intérêts américains, ainsi que d’un pétrolier méthanier appartenant à des intérêts grecs, identifiés par les sources maritimes comme l’Energos Winter et le GasLog Salem. Reuters a rapporté qu’au moins un drone avait frappé le navire battant pavillon des Îles Marshall, appartenant à des intérêts américains. Le fait d’identifier l’arme utilisée comme un drone établit le mécanisme de l’attaque, non son origine ; aucun point de lancement ni auteur responsable n’a été identifié.
Le ministère égyptien du Pétrole a confirmé que des équipes d’urgence avaient maîtrisé un incendie impliquant un navire de regazéification et un navire de stockage, sans toutefois confirmer une frappe de drone, sa cause ou son auteur. Aucun groupe armé ni gouvernement n’a revendiqué cet incident.
L’Energos Winter fait partie des quatre unités flottantes assurant environ 2,7 milliards de pieds cubes de capacité de regazéification quotidienne pour le réseau égyptien. L’Égypte comptait jusqu’ici parmi les rares États de la région épargnés par une action militaire directe en 2026. Si son caractère hostile venait à être confirmé, l’incident de Damiette marquerait une extension significative du conflit vers l’ouest ; pour l’heure, ni l’auteur ni le mobile ne sont connus.


