La Chine et la Russie ont conclu l’exercice « Joint Sea-2026 » le 13 juillet dans un port militaire de Qingdao — la douzième édition d’un exercice naval annuel remontant à 2012, qui s’est déroulé du 6 au 13 juillet en mer Jaune, selon Xinhua.
Le groupe opérationnel russe était conduit par le croiseur de classe Slava Varyag, accompagné de la corvette Rezkiy et du sous-marin Ufa. La Chine a engagé les destroyers Anshan — un Type 055, le navire de combat de surface le plus grand et le plus lourdement armé de la marine de l’APL — et Kaifeng, ainsi qu’un sous-marin de classe Yuan. Cet exercice impliquant dix navires a porté sur la reconnaissance conjointe, la défense aérienne et antimissile, les frappes contre des cibles de surface et le sauvetage de sous-marins ; l’édition de cette année s’est également distinguée par un recours étendu aux systèmes sans pilote et aux mesures anti-drones, selon TASS.
À l’issue des manœuvres, certains navires des deux marines ont appareillé pour des patrouilles conjointes dans le Pacifique, selon CGTN.
La même semaine, le Conseil de sécurité nationale de Taïwan a rapporté avoir suivi un nombre record de plus de 110 navires militaires et garde-côtes de l’APL le long de la Première Chaîne d’îles. La Chine a par ailleurs procédé au tir d’essai d’un missile balistique lancé depuis un sous-marin le 6 juillet — le jour même du début des exercices —, suscitant des protestations des États-Unis, du Japon, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, selon Hong Kong Free Press.
Le contre-amiral Sergueï Sinko a qualifié l’exercice d’institutionnel, précisant qu’il n’était dirigé contre aucun pays.


