Onze policiers ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi, dans le nord-ouest du Pakistan, après que des militants eurent attaqué le poste de police de Khazina Banda, dans le district de Hangu, près de la frontière afghane, avant de tendre une embuscade aux renforts dépêchés sur place.
Les militants ont d’abord frappé le poste à l’aide d’engins explosifs improvisés fixés à des quadricoptères, selon un communiqué de la police cité par Al Jazeera. L’inspecteur général de la province de Khyber Pakhtunkhwa, Zulfiqar Hameed, a précisé que le poste avait également été attaqué à l’aide d’armes lourdes.
Les renforts envoyés par la suite sont tombés dans une embuscade en chemin, endommageant sérieusement le véhicule blindé de tête, selon l’Express Tribune. Parmi les victimes figure le commissaire adjoint de police Diyar Khan, qui dirigeait la force d’intervention.
Plus d’une vingtaine de policiers ont été blessés, tandis que les forces de sécurité ont tué 15 assaillants. Aucun groupe n’avait revendiqué l’attaque à la date de jeudi. Les talibans pakistanais, ou Tehreek-e-Taliban Pakistan, ont mené des attaques répétées contre les forces de sécurité dans la région, et avaient revendiqué un attentat-suicide survenu quelques jours plus tôt dans la ville voisine de Tank, mais la responsabilité de l’attaque de Hangu n’a pas été établie.
Cette attaque met en lumière le recours croissant, au Pakistan, à des drones bon marché dans le cadre de l’insurrection, combinant explosifs aériens, attaques conventionnelles et embuscades. La police de Khyber Pakhtunkhwa a annoncé ce mois-ci avoir déjoué 341 attaques de drones menées par des groupes armés au cours du premier semestre 2026, soulignant à quel point des drones commerciaux modifiés constituent désormais une menace persistante pour les forces de sécurité de la province.


