Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré mardi devant la commission des crédits du Sénat que la guerre contre l’Iran avait coûté aux États-Unis environ 37,5 milliards de dollars, contre une estimation d’environ 29 milliards de dollars à la mi-mai.
Ce chiffre révisé intègre la solde, les opérations, la maintenance et d’autres coûts anticipés jusqu’à la fin de l’exercice budgétaire, selon la déclaration écrite de Hegseth à la commission. Cette estimation n’inclut pas le coût de reconstruction des bases américaines endommagées pendant le conflit, précise Air & Space Forces Magazine.
Ces coûts s’expliquent par un ensemble précis de facteurs. Des responsables ont cité le réapprovisionnement en munitions, la poursuite des opérations navales dans le détroit d’Ormuz, ainsi que l’effondrement d’un cessez-le-feu fragile qui avait tenu depuis l’échec d’un précédent accord, selon Arab News. Hegseth était accompagné du président du Comité des chefs d’état-major interarmées, le général Dan Caine, qui a reconnu les limites de la puissance aérienne dans ce conflit.
Les démocrates ont interrogé l’administration sur la nécessité même d’un nouveau financement. La sénatrice Jeanne Shaheen a demandé pourquoi les contribuables américains devraient absorber les coûts de la guerre « plutôt que de demander une autorisation de transfert sur les fonds de réconciliation budgétaire non dépensés », relevant que Hegseth disposait encore de 75 milliards de dollars disponibles. Hegseth a répondu que ces fonds non dépensés étaient « déjà alloués par ailleurs » au programme de défense antimissile Golden Dome, aux technologies hypersoniques et à d’autres investissements en munitions, selon le Deccan Chronicle.
Sur l’ensemble de la demande de crédits supplémentaires de 87,6 milliards de dollars, 67 milliards seraient destinés spécifiquement au Pentagone pour couvrir les coûts de la guerre en Iran et reconstituer les stocks d’armes épuisés, selon NewsOn6, le reste étant affecté à des priorités sans rapport avec le conflit, dont une aide agricole et un financement de lutte contre Ebola.


