Le M23 affirme avoir formé et intégré plus de 9 000 nouveaux combattants, alors même que les combats se sont poursuivis dans les hauts plateaux du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Des forces alliées au M23 ont repoussé une tentative de l’armée congolaise visant à reconquérir du terrain dans le Sud-Kivu. Elles se sont également affrontées à la milice progouvernementale Wazalendo près de Masisi-Walikale, selon la dernière analyse sécuritaire de Critical Threats, publiée le 24 juillet.
Le groupe a intronisé 9 318 de ces combattants en tant que « commandos », diplômés de son camp d’entraînement de Tchanzu le 20 juillet — sa cinquième annonce de ce type depuis mi-2025. Critical Threats indique ne pas être en mesure de confirmer ce chiffre.
Ce conflit est également devenu l’un des fronts les plus intensifs d’Afrique en matière de drones. Les forces congolaises utilisent des drones chinois CH-4 ainsi que des Bayraktar TB2 et Anka turcs pour couper les lignes d’approvisionnement du M23. Une note interne de l’armée congolaise, ayant fuité et rapportée par Africa Intelligence, citée par Critical Threats, estime que des drones TB2 liés au Rwanda ont mené environ cinq frappes par jour dans les deux Kivus depuis la mi-juin.
Plus de 120 groupes armés demeurent actifs dans la région. Les combats ont chassé 4,3 millions de personnes de leur domicile depuis le retour du M23 en 2024, selon l’Africa Center for Strategic Studies — les zones les plus durement touchées coïncidant précisément avec le territoire riche en ressources minières au cœur du conflit.
Ces nouvelles recrues, tout comme l’intensification de l’activité des drones, suggèrent qu’aucun des deux camps ne se prépare à baisser les armes, alors même que des diplomates poursuivent des pourparlers distincts à Doha et à Washington.


