Le Commandement central américain a frappé la Grande Tunb le 15 juillet, ciblant des sites de stockage et de lancement de missiles de croisière ainsi que des systèmes de défense côtière lors d’une vague d’opérations de 90 minutes, selon l’AP. L’Iran avait saisi cette île — ainsi qu’Abu Musa et la Petite Tunb — à ce qui allait devenir les Émirats arabes unis en 1971, et les EAU en réclament le retour. Certains analystes cités dans le rapport de l’AP ont suggéré que le contrôle américain des îles pourrait se traduire par une maîtrise du détroit lui-même.
La frappe est intervenue alors que le blocus naval américain, rétabli le 14 juillet, achevait sa première journée complète. En dix-sept heures, le Commandement central a indiqué avoir redirigé deux navires commerciaux tentant de forcer le blocus, précisant qu’il « demeurait vigilant et prêt à en assurer le plein respect ». Une frappe distincte a visé une caserne de la 388e Brigade d’infanterie mécanisée d’Iran dans la province de Sistan-Baloutchistan, tuant au moins sept personnes et blessant plus de 260 à travers le pays, selon des responsables iraniens.
Le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Qalibaf, a déclaré que les États-Unis avaient abandonné la diplomatie et cherchaient désormais à forcer l’ouverture du détroit après « avoir épuisé leurs options légales et diplomatiques ». Les Gardiens de la révolution iraniens ont menacé de suspendre toutes les exportations régionales d’énergie en réponse au blocus, déclarant que le pétrole et le gaz circuleraient « soit pour tout le monde, soit pour personne ».
La confrontation a un coût intérieur pour Washington. La hausse des prix du pétrole, des engrais et des marchandises liée à la fermeture du détroit constitue un défi direct pour Trump et les républicains à l’approche des élections législatives de novembre, a souligné l’AP. Trump avait évoqué le 13 juillet une taxe de transit de 20 % pour le détroit, déclarant sur Truth Social que les États-Unis seraient désormais connus comme « le Gardien du détroit d’Ormuz ». Il a abandonné ce projet le lendemain après que des dirigeants du Golfe ont proposé d’investir « des milliards et des milliards de dollars » aux États-Unis en contrepartie, selon CNN Politics.


