Les États-Unis ont mené des frappes contre l’Iran pour une septième nuit consécutive vendredi, selon Euronews. Le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué que ses forces avaient visé des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts d’armement souterrains et des capacités maritimes, tout en poursuivant le blocus naval imposé aux ports iraniens.
L’Iran a répliqué de la même manière. L’armée iranienne a affirmé que ses drones avaient visé un dépôt de munitions américain au camp d’Al-Adairi, au Koweït, ainsi que des bâtiments de commandement et des installations de stockage de munitions, selon Iran International. L’état-major général de l’armée koweïtienne a indiqué que ses défenses antiaériennes avaient intercepté les drones. Une frappe iranienne distincte, la veille, avait touché une centrale électrique et de dessalement koweïtienne, provoquant un incendie et mettant hors service plusieurs unités de production, selon Gulf News.
Le trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz a fortement chuté, passant de 37 traversées la semaine précédente à 14 dimanche, selon des données de Kpler citées par CNBC. Aucune victime n’avait été confirmée à la suite des échanges de vendredi au moment de la publication.
Ce bilan reste toutefois plus léger que celui des frappes de jeudi soir, qui avaient étendu la campagne vers l’intérieur des terres. Les États-Unis avaient alors visé les ponts de Kahurestan et de Giriyeh, sur l’autoroute Bandar Abbas–Lar, principal axe routier reliant le plus grand port du pays à Chiraz, ainsi qu’un embranchement ferroviaire et une tour de contrôle maritime à Chabahar, selon le Washington Times. Le bureau du gouverneur du Hormozgan a fait état de sept morts et neuf blessés dans les frappes sur les ponts, bien que l’agence Fars ait avancé un bilan de deux morts et quatre blessés, la route Bandar Abbas–Khamir–Lar étant, elle, entièrement fermée, selon Ynet. Les frappes de représailles s’étaient également multipliées cette nuit-là, le Qatar interceptant une attaque de missile et le Koweït activant ses défenses antiaériennes, tandis que les Gardiens de la révolution iraniens revendiquaient une frappe contre un centre de commandement américain à al-Tanf, en Syrie — une frappe que Reuters a indiqué n’avoir pu vérifier, selon Iran International.


