Les Houthis du Yémen ont affirmé mardi avoir tiré des missiles balistiques contre le pétrolier battant pavillon saoudien NCC Ghazal en mer Rouge, l’accusant d’avoir ignoré des avertissements liés au blocus, et ont affirmé que ces tirs l’avaient contraint à rebrousser chemin, selon le porte-parole militaire houthi Yahya Saree. Le pétrolier avait été localisé pour la dernière fois par suivi AIS près de Yanbu, terminus de l’oléoduc est-ouest saoudien, le 23 juillet. Aucune confirmation indépendante d’un impact, de dégâts ou de victimes n’était disponible.
Cette revendication est intervenue alors que Reuters, citant six sources, dont un haut responsable iranien, rapportait que la Chine avait mené des pourparlers directs avec les Houthis afin d’assurer un passage sûr pour ses propres pétroliers à travers Bab el-Mandeb. Selon ces sources, ce passage sûr a été négocié avec les Houthis navire par navire, plutôt que dans le cadre d’une exemption générale ; cette demande ne s’étend pas à la levée du blocus plus large que les Houthis imposent au transport maritime lié à l’Arabie saoudite.
Cette distinction se vérifie en mer. Le 23 juillet, deux pétroliers gérés par COSCO, le Xin Long Yang et le Cosnew Lake, ont traversé Bab el-Mandeb en transportant du brut saoudien chargé à Yanbu, alors même que des navires battant pavillon saoudien étaient attaqués. Lloyd’s List a rapporté que les navires chinois « semblent conserver un passage partiellement sûr », tout en confirmant par ailleurs que les deux pétroliers de COSCO avaient obtenu une autorisation houthie.
Publiquement, la Chine affirme que les routes maritimes doivent rester ouvertes et sûres pour tous. Dans les faits, son approche bilatérale préserve l’accès de Pékin au brut du Golfe, tandis que le transport maritime lié à l’Arabie saoudite reste exposé — un régime de passage façonné par la nationalité et la négociation, plutôt que par des droits de navigation universels.


