L’OTAN a certifié un état-major de la marine ukrainienne comme capable de commander des forces multinationales de lutte contre les mines — une première qualification de ce type pour l’Ukraine, et une étape concrète dans son intégration à l’Alliance.
Lors de l’exercice Sea Breeze 26-2, mené à Portland, au Royaume-Uni, l’état-major de lutte contre les mines de la 1re division de navires dragueurs de mines de l’Ukraine a atteint le niveau d’évaluation NEL-2 de l’OTAN et obtenu le statut de « capacité opérationnelle », a indiqué la marine ukrainienne. Évalué dans le cadre du programme Concept de capacités opérationnelles de l’OTAN, le niveau NEL-2 mesure la pleine capacité opérationnelle, au-delà de la simple interopérabilité au niveau unitaire testée au premier niveau.
Cette certification confirme que cet état-major est en mesure de commander des unités multinationales subordonnées, de monter en puissance jusqu’au niveau d’un Groupe permanent de lutte contre les mines de l’OTAN, et de conduire l’ensemble des missions de déminage selon les normes du Commandement allié Opérations.
L’US Navy a indiqué que cet exercice, organisé conjointement par l’Ukraine et les États-Unis du 13 au 24 juillet, avait mobilisé des forces issues de 15 pays ainsi que le Commandement maritime de l’OTAN, autour de la détection de mines, du déminage, de la plongée, du sauvetage et des systèmes sans pilote.
Cette qualification ne confère aucun commandement automatique sur les forces de l’OTAN, et ne modifie pas le statut de l’Ukraine, qui demeure un pays partenaire et non un État membre. Elle certifie simplement que cette unité est en mesure d’assumer un tel rôle le cas échéant.
Cette capacité revêt une importance à la fois pendant et après la guerre. Les mines présentes en mer Noire et en mer d’Azov menacent d’ores et déjà la navigation civile et l’économie maritime de l’Ukraine. La Roumanie, la Bulgarie et la Turquie exploitent un groupe distinct de lutte contre les mines en mer Noire, auquel l’Ukraine ne s’est pas encore jointe. Une future affectation à la tête d’unités alliées permettrait de mesurer concrètement la portée de cette certification en matière d’intégration opérationnelle.


