L’Ouzbékistan pourrait s’orienter vers les chasseurs chinois J-10CE plutôt que vers une option russe, selon des sites spécialisés dans la défense, ce qui constituerait un défi potentiel à la domination russe sur le marché des armements en Asie centrale. L’Ouzbékistan exploite actuellement une flotte vieillissante de MiG-29 et de Su-27 datant de l’ère soviétique, selon Meta-Defense, citant des données du Military Balance de l’IISS. Cette information reste non confirmée par le ministère ouzbèk de la Défense, et l’Agence ouzbèke de l’industrie de défense avait démenti une première version de cette rumeur lors de sa première apparition en 2025, selon The Defence Blog.
Le ministre ouzbèk de la Défense aurait confirmé un contrat portant sur 24 appareils J-10CE en juillet 2025, avec deux avions livrés ce même mois, bien que Defence Security Asia reconnaisse elle-même qu’aucune source ouzbèke, chinoise ou satellitaire n’a corroboré l’affirmation selon laquelle quatre appareils supplémentaires seraient arrivés en 2026. Air Data News a indiqué n’avoir retrouvé la confirmation initiale dans aucune langue, et le média ouzbèk Kun.uz traite ces informations avec prudence plutôt que comme un fait établi.
Ce revirement supposé s’inscrit dans un précédent : l’Ouzbékistan a quitté l’Organisation du traité de sécurité collective, dirigée par la Russie, en 2012, et a depuis acheté des drones turcs ainsi que d’autres équipements non russes, dans le cadre d’un mouvement plus large de l’Asie centrale s’éloignant de Moscou, accéléré après l’invasion russe de l’Ukraine. Il aurait également par le passé exploité des systèmes de défense antiaérienne chinois FD-2000. L’Inde présente un schéma similaire : son secrétaire à la Défense a déclaré en juillet qu’elle renoncerait au Su-57E russe tout en modernisant sa flotte de Su-30MKI et en poursuivant le développement d’un chasseur furtif national, selon India Today.


