Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a déclaré que plus de 430 drones avaient convergé vers la région de Moscou dans la nuit du 6 au 7 juillet — l’une des plus grandes attaques contre la région de la capitale russe depuis deux ans, selon des calculs de TASS rapportés par le Kyiv Post.
Sobianine a précisé que la plupart des drones avaient été interceptés à « grande distance », 36 étant détruits à proximité de Moscou. Le ministère russe de la Défense a annoncé que les défenses aériennes avaient abattu 452 drones ukrainiens à travers les régions russes au cours de la nuit. Les aéroports de Cheremetievo, Vnoukovo et Domodedovo ont fonctionné sous des restrictions coordonnées, tandis que l’aéroport de Joukovski a suspendu ses vols.
Cette vague s’inscrit dans la continuité de deux escalades survenues le 6 juillet. Des missiles et des drones russes avaient frappé Kyiv et la région environnante ; le Service national des situations d’urgence d’Ukraine a indiqué que le bilan dans la ville de Kyiv était monté à 19 morts au 7 juillet, des opérations de recherche et de sauvetage étant toujours en cours dans le district de Darnytskyi, tandis que l’oblast de Kyiv signalait séparément huit morts, selon Euromaidan Press.
Le même jour, des drones ukrainiens avaient frappé la raffinerie d’Omsk, la plus grande de Russie, dans l’une des frappes les plus profondes jamais menées par Kyiv depuis le début de la guerre — à environ 2 700 kilomètres du territoire sous contrôle ukrainien —, selon Reuters.
Le contraste est au cœur de cet échange : les frappes massives de la Russie sur Kyiv font régulièrement des victimes civiles, tandis que les attaques ukrainiennes à longue portée en territoire russe se sont concentrées principalement sur des infrastructures énergétiques, militaires et industrielles, et non sur des cibles civiles.


