Le 13 juillet a illustré à quel point les termes de la guerre américano-iranienne ont évolué depuis le début des combats en février — sur trois fronts à la fois : le fondement juridique permettant de la poursuivre, la rhétorique qui la justifie et la technologie utilisée pour la mener.
L’administration Trump a officiellement notifié au Congrès le 10 juillet que « l’action militaire » contre l’Iran avait repris le 7 juillet, selon une lettre obtenue par CBS News. Cette notification ouvre une nouvelle fenêtre de 60 jours avant que l’autorisation du Congrès soit légalement requise, selon Roll Call. Les démocrates contestent la possibilité de relancer ainsi le compte à rebours, faisant valoir que la guerre se poursuit sans interruption depuis le 28 février, selon Roll Call.
Le même jour, l’administration est revenue sur la question des droits de passage. Trump a annoncé une taxe de 20 % sur les marchandises transitant par le détroit d’Ormuz, plusieurs mois après que le secrétaire d’État Marco Rubio avait déclaré qu’il lui importait peu que cela « s’appelle un droit, un péage ou un don » — c’était un péage —, avant de rejeter l’idée catégoriquement, selon CNN. Le ministère iranien des Affaires étrangères a pour sa part qualifié de piraterie l’utilisation du détroit comme instrument de pression économique, selon CNN — une formulation qui s’appliquerait tout aussi bien au propre plan de Washington.
Ce même week-end a vu évoluer les méthodes employées. Trois navires de surface sans équipage Corsair ont frappé un sous-marin et une installation de maintenance navale à la base navale de Bandar Abbas — le premier emploi au combat de drones maritimes américains —, a indiqué le Commandement central américain, selon USNI News. Cette frappe fait écho aux attaques de bateaux sans pilote que l’Ukraine utilise contre la flotte russe en mer Noire, étendant ce modèle au théâtre naval du détroit d’Ormuz.


