Le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran a mené des frappes contre des installations militaires américaines en Jordanie, au Bahreïn et au Koweït en l’espace de quelques heures le 14 juillet, dans le cadre d’une opération désignée « Opération Nasr 2 » par les CGRI, selon The Tribune.
Les CGRI ont indiqué avoir détruit des hangars de stockage d’armes et d’équipements et frappé des pièces de navires et d’aéronefs à la base aérienne Sheikh Isa au Bahreïn, tout en ciblant la rampe de déploiement des drones MQ-9 à la base aérienne Ali Al Salem au Koweït, détruisant ou endommageant plusieurs aéronefs. Les forces armées jordaniennes ont indiqué avoir intercepté et abattu quatre missiles entrés dans l’espace aérien du royaume depuis le territoire iranien, sans faire de victimes. Les CGRI ont également appelé les Jordaniens à exiger le retrait des bases américaines du royaume, qualifiant ces installations de liées à ce qu’ils ont désigné comme des forces américaines « tueuses d’enfants » — en référence à la frappe du 28 février sur une école primaire à Minab qui a tué plus de 100 enfants, selon Amnesty International.
Ces frappes ont fait suite à une attaque américaine contre la base navale iranienne de Bandar Abbas le 12 juillet, au cours de laquelle le CENTCOM a utilisé pour la première fois des drones maritimes armés au combat, frappant un sous-marin et une installation de maintenance navale, selon USNI News.
Cet échange intervient alors qu’un arrangement précaire autour du détroit d’Ormuz s’effondre. Un blocus naval américain de l’Iran, qui avait duré du 13 avril au 18 juin, avait été levé dans le cadre d’un mémorandum autorisant les exportations de pétrole iranien en échange d’un passage sécurisé dans le détroit. Cet arrangement a éclaté début juillet après que des frappes iraniennes contre des navires commerciaux dans le détroit ont conduit Washington à révoquer l’autorisation d’exportation de pétrole iranien, le président Donald Trump proposant par ailleurs une taxe de transit de 20 % sur les marchandises empruntant Ormuz, selon CNBC. Le blocus naval américain a repris le 14 juillet.


