Des attaques israéliennes ont tué au moins cinq Palestiniens à travers Gaza jeudi, selon Al Jazeera, perpétuant un schéma de violences quasi quotidiennes neuf mois après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu censé mettre fin à la guerre. Des frappes ont touché Tuffah, dans la ville de Gaza, un camp de déplacés dans l’ouest de la ville et Khan Younès, entre autres localités.
Les forces israéliennes s’étaient retirées vers une « Ligne jaune » dans le cadre de la première phase du cessez-le-feu, couvrant environ 53 % de Gaza, selon Gisha. Une « Ligne orange » plus récente a depuis repoussé cette frontière vers l’ouest, déplaçant des familles à Khan Younès, dans l’est de la ville de Gaza et dans le nord. Le bureau humanitaire de l’ONU indique qu’environ 200 Palestiniens ont été tués à proximité de ces lignes mouvantes et souvent non balisées depuis octobre, selon NPR/Houston Public Media. Tsahal affirme que les frappes visent des individus qui franchissent la ligne et s’approchent des soldats malgré des avertissements, certains étant décrits comme liés au Hamas ; ce dernier a démenti toute implication dans les incidents spécifiquement cités.
L’administration civile de Gaza est par ailleurs soumise à des pressions soutenues. Le Bureau des droits de l’homme des Nations unies a documenté au moins 12 attaques contre la police de Gaza depuis janvier, ayant tué 35 agents — souvent alors qu’ils supervisaient des marchés ou réglaient la circulation —, selon Al Jazeera.
Plus de 1 120 Palestiniens ont été tués depuis la signature du cessez-le-feu, selon le ministère palestinien de la Santé, sur un bilan total de la guerre dépassant les 73 000 morts.


