Près de 100 militaires américains ont été blessés depuis la reprise des combats avec l’Iran le 7 juillet, a déclaré mardi le porte-parole en chef du Pentagone, Sean Parnell, précisant que 96 % d’entre eux avaient déjà repris leur service et que la « grande majorité » avait souffert de commotions cérébrales légères ou d’autres blessures sans pronostic vital engagé, selon des déclarations confirmées par CBS News et CNN.
Même lorsque les défenses antiaériennes américaines interceptent des drones et des missiles entrants, les explosions à proximité peuvent générer de puissantes ondes de choc capables de provoquer des traumatismes crâniens légers chez le personnel abrité dans des bunkers ou des positions défensives. Les chercheurs en médecine identifient depuis longtemps la surpression liée aux explosions comme l’une des principales causes de commotion cérébrale dans la guerre moderne, même en l’absence d’impact direct.
Cette annonce de Sean Parnell intervient après que CNN a rapporté que le Pentagone tardait à confirmer publiquement les pertes non mortelles, s’appuyant principalement sur le Defense Casualty Analysis System — une base de données publique dont les responsables du Pentagone reconnaissent qu’elle peut accuser un retard de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, par rapport aux informations du terrain — plutôt que sur des points de presse militaires réguliers. Parnell a rejeté l’idée que ces retards traduiraient une volonté de dissimuler les pertes, affirmant qu’une divulgation en temps réel « revient à fournir cette information directement à nos adversaires ». Des critiques, dont des parlementaires réclamant un contrôle parlementaire accru du conflit, estiment que cette pratique limite la surveillance publique du coût humain de la guerre. Le Pentagone maintient que ces délais de communication visent à protéger la sécurité opérationnelle et à garantir que les informations sur les pertes aient été vérifiées médicalement avant leur publication.
Cette hausse du nombre de blessés survient alors que l’administration Trump sollicite une enveloppe supplémentaire d’urgence de 87,6 milliards de dollars pour financer les opérations liées au conflit, dont plusieurs milliards destinés à reconstituer les stocks d’intercepteurs de défense antimissile consommés au cours de mois de combats soutenus. Des analystes du CSIS estiment que les stocks américains d’intercepteurs THAAD ont été fortement réduits pendant la campagne, soulignant à quel point les attaques répétées de missiles et de drones iraniens exercent une pression simultanée sur le personnel américain et sur les stocks critiques de défense antiaérienne.


