Le secrétaire d’État Marco Rubio a rencontré Saddam Haftar, commandant adjoint de l’Armée nationale libyenne, au département d’État le 29 juin, signalant que la démarche américaine en faveur d’un partage du pouvoir en Libye avance sans qu’un accord public définitif n’ait été annoncé.
Le département d’État a indiqué que les deux hommes avaient discuté des efforts en cours, menés par des Libyens, pour unifier les institutions militaires, économiques et politiques du pays, ainsi que des pistes possibles de coopération pour faire progresser l’unité et la paix en Libye.
Foreign Policy a rapporté que, selon le cadre en discussion, Saddam Haftar prendrait la tête du Conseil présidentiel libyen — qui porte le titre de commandant en chef —, tandis que la famille Dbeibah conserverait le poste de Premier ministre. L’organe de presse a relevé qu’aucune des deux familles n’a d’antécédents de cession du pouvoir une fois qu’elle le détient, et que le poste au Conseil présidentiel pourrait offrir à Haftar une base pour étendre son influence vers l’ouest de la Libye.
Massad Boulos, conseiller principal de Trump pour les affaires arabes et africaines, a nié que l’accord ne soit qu’un simple arrangement entre familles, déclarant à Al-Hadath que son objectif était « un gouvernement unifié », selon Al-Monitor.
Le Soufan Center a établi un lien entre ce rapprochement avec Haftar et un effort américain visant à contrer l’expansion de la présence militaire russe dans l’est de la Libye.
Chevron, Halliburton et ConocoPhillips ont toutes signé de nouveaux accords avec la Compagnie nationale de pétrole libyenne au cours de l’année écoulée.
Le département d’État affirme toujours soutenir la feuille de route onusienne menant à des élections. Des critiques, dont l’ancien directeur libyen du Conseil de sécurité nationale Ben Fishman, soutiennent que le cadre fondé sur les familles entérine les factions dominantes de la Libye au lieu de les dépasser.


