Le mouvement houthi du Yémen a affirmé lundi avoir visé des sites d’approvisionnement et de transport de brut reliant l’est de l’Arabie saoudite au terminal d’exportation de Yanbu, son porte-parole Yahya Saree reliant cette opération, selon Reuters, à de prétendues incursions de drones saoudiens dans l’espace aérien yéménite. Saudi Aramco n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire, et aucune évaluation indépendante des dégâts allégués n’a été rendue publique.
L’Arabie saoudite a indiqué, selon Daily Sabah, que ses défenses antiaériennes avaient intercepté et détruit, le même jour, des drones lancés depuis l’Irak et visant des installations pétrolières dans la Province orientale du royaume ainsi qu’à Riyad. Le ministère de la Défense a attribué ces drones à des groupes armés soutenus par l’Iran présents en Irak, et le ministère des Affaires étrangères a condamné l’attaque, réaffirmant son droit de répondre aux sources de « cette agression » et appelant Bagdad à empêcher que le territoire irakien ne serve de tremplin à des attaques contre le royaume.
Un lien éventuel entre les deux incidents demeure incertain. Il n’est pas établi, selon Al Jazeera, que les drones lancés depuis l’Irak et la revendication houthie relèvent d’opérations coordonnées ou distinctes, ces deux événements survenant lors d’une journée où l’Iran et les États-Unis se sont abstenus, pour une troisième nuit consécutive, de se frapper mutuellement.
Bagdad s’est rapidement employé à se démarquer de l’accusation saoudienne. Le Premier ministre Ali al-Zaidi a chargé les autorités de sécurité, selon Xinhua, d’enquêter sur cette allégation, le gouvernement examinant les éléments disponibles et promettant des poursuites judiciaires contre les responsables identifiés, ajoutant que l’Irak « réaffirme son attachement constitutionnel et indéfectible aux principes de bon voisinage, ainsi qu’à la prévention de toute utilisation du territoire irakien comme voie de passage ou point de lancement d’une attaque visant des pays frères ou amis ».


