Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a rejeté dimanche le plan de paix en quinze points pour Gaza, soutenu par le président américain Donald Trump, déclarant à son cabinet qu’« Israël rejette le document en quinze points », et jurant qu’aucun retrait n’aurait lieu tant que le Hamas ne serait pas totalement désarmé, selon NBC News et NPR.
Ce rejet intervient alors que les forces israéliennes ont, de manière constante, étendu leur emprise au-delà de la ligne de cessez-le-feu initiale. Cette frontière plaçait initialement environ 50 à 53 % de Gaza sous contrôle israélien ; des images satellite et des reportages de médias israéliens, cités par Roya News, montrent cette ligne se déplacer vers l’ouest, au printemps, via une seconde « ligne orange », portant le territoire tenu par Israël à environ 64 %. Les chiffres varient toutefois selon les sources et les dates.
L’exigence de Netanyahou d’un « désarmement véritable, et non fictif » avant tout retrait, selon des propos rapportés par NPR, pose une condition préalable que le Hamas a peu de chances de satisfaire d’emblée, compliquant ainsi une feuille de route qui envisageait un retrait et un désarmement se déroulant en parallèle. Cette position répond également à une logique intérieure : la coalition de Netanyahou accuse un retard dans les sondages à l’approche des élections du 27 octobre, et ses partenaires d’extrême droite l’ont poussé à durcir sa position. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré que l’armée « ne pouvait reculer d’un seul millimètre » à Gaza.
Le Hamas a affirmé dimanche demeurer engagé envers cette feuille de route, sans toutefois répondre à l’exigence d’un désarmement préalable. La Maison-Blanche n’avait pas formellement réagi à la date de dimanche, a rapporté le Washington Post.


