Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a déclaré que Berlin apportera la plus grande contribution nationale individuelle à un engagement de soutien militaire à l’Ukraine que l’OTAN doit entériner lors de son sommet à Ankara, les 7 et 8 juillet. « La part de l’Allemagne sera certainement le montant individuel le plus élevé », a-t-il déclaré, selon ZDFheute, qui cite Reuters.
Reuters a rapporté que les dirigeants de l’OTAN devraient s’engager à fournir 70 milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine en 2026, avec un niveau de soutien au moins équivalent en 2027, selon un projet de texte approuvé par les ambassadeurs mais encore soumis à l’approbation finale des chefs d’État et de gouvernement.
Ce chiffre appelle quelques précisions. Tagesschau a rapporté que l’engagement concerne les membres européens de l’OTAN et le Canada, et totalise 140 milliards d’euros sur 2026 et 2027. Cette somme comprend environ 30 milliards d’euros par an d’aide militaire adossée à des prêts de l’UE et quelque 40 milliards d’euros par an de soutien bilatéral. Il s’agit donc d’un cadre de financement largement fondé sur des instruments existants, et non de 70 milliards d’euros de financements entièrement nouveaux.
L’engagement propre de l’Allemagne pour 2026 fait l’objet d’un suivi distinct : selon le ministère de la Défense ukrainien, Berlin prévoit de fournir au moins 11,5 milliards d’euros d’aide militaire l’année prochaine.
Cet engagement devrait ancrer les résultats relatifs à l’Ukraine à Ankara, où les alliés doivent également qualifier formellement la Russie de menace à long terme pour la sécurité euro-atlantique. En structurant l’engagement autour des alliés européens et du Canada, le projet de cadre de l’OTAN ferait peser davantage la charge du soutien à long terme à l’Ukraine sur l’Europe, tout en maintenant ce soutien dans le cadre politique de l’Alliance.


