Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a averti jeudi que la Turquie, le Qatar et l’Égypte pourraient prendre des mesures radicales concernant Gaza si Washington ne contraignait pas Israël à respecter ses engagements en matière de cessez-le-feu, selon le Daily Sabah. S’exprimant aux côtés du ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, lors d’une conférence de presse à El Alamein, Fidan a déclaré que « la Turquie, le Qatar et l’Égypte devront prendre des mesures radicales sur cette question » si le non-respect israélien persistait, y voyant une responsabilité due au peuple palestinien. Il a également accusé le gouvernement du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, de mener des politiques qui bafouent la dignité humaine et provoquent la communauté internationale.
Cet avertissement s’est accompagné d’une volonté plus large de formaliser les liens entre Ankara et Le Caire : les deux ministres ont signé trois documents de coopération à l’issue de la deuxième réunion du Groupe de planification conjointe Turquie-Égypte, et Fidan a décrit l’Égypte comme le partenaire naturel de la Turquie, exprimant l’espoir que cette relation se formalise prochainement.
Abdelatty a indiqué que les deux pays s’opposaient également aux frappes israéliennes contre la souveraineté syrienne et soutenaient l’intégrité territoriale du Soudan. Ces entretiens sont intervenus trois semaines après que la Turquie, l’Égypte et le Qatar avaient conjointement condamné de présumées violations israéliennes du cessez-le-feu à Gaza, notamment des frappes contre des établissements de santé, avertissant que la poursuite de ces manquements fragilisait la deuxième phase de l’accord.


