Lockheed Martin a dévoilé lundi, au salon aéronautique international de Farnborough, l’intercepteur PAC-3 Adapted Capability Effector (ACE), une version à coût réduit destinée au système de défense antiaérienne Patriot, dont l’entreprise annonce qu’il coûtera moins de la moitié du prix de l’actuel PAC-3 Missile Segment Enhancement (MSE), estimé à environ 4 millions de dollars par missile.
Cette annonce intervient alors que les États-Unis et leurs alliés cherchent à reconstituer leurs stocks de défense antiaérienne, éprouvés par le soutien apporté à l’Ukraine et par les combats récents au Moyen-Orient. Des analystes du Center for Strategic and International Studies (CSIS) estiment que la guerre contre l’Iran pourrait avoir consommé plus de la moitié des stocks d’avant-guerre de plusieurs types d’intercepteurs antiaériens américains, dont les missiles Patriot.
Le PAC-3 ACE est conçu pour contrer les missiles de croisière, les avions et les missiles balistiques à courte portée, tout en restant compatible avec les lanceurs Patriot existants, le système de conduite de tir de Raytheon et le système intégré de commandement de combat (IBCS) de l’armée américaine, ce qui permet aux forces armées de déployer ce nouvel intercepteur sans modification majeure des batteries actuelles.
Lockheed a également annoncé son intention d’augmenter la production d’intercepteurs Patriot, la faisant passer d’environ 600 missiles par an à près de 2 000 d’ici la fin de la décennie, la production initiale de l’ACE devant débuter dans un délai de 36 mois, en partenariat avec des fabricants américains et européens.
L’entreprise n’a pas communiqué le prix exact de l’intercepteur ni de spécifications détaillées de performance par rapport au PAC-3 MSE, décrivant l’ACE comme une capacité complémentaire destinée à offrir une option plus abordable pour se défendre contre des attaques massives de missiles et de drones, plutôt qu’à remplacer l’intercepteur existant.


