Trajet rapporté du cargo russe sanctionné Mikhaïl Britnev, d’Arkhangelsk via Baltiïsk jusqu’à Lomé, suivi d’un convoi terrestre de matériel militaire à travers le Togo et le Burkina Faso jusqu’à Bamako, en juillet 2026. Le précédent corridor Conakry-Bamako est indiqué à titre de comparaison ; les itinéraires sont schématiques lorsque le suivi précis n’était pas disponible.
Un cargo russe sanctionné a livré des véhicules blindés au Mali en transitant par le Togo, mettant en évidence l’existence d’un corridor d’approvisionnement alternatif pour l’Africa Corps de Moscou, alors que les forces soutenues par la Russie sont soumises à une pression croissante dans l’ensemble du Sahel.
Le Mikhaïl Britnev a appareillé du nord de la Russie, a fait escale à Baltiïsk et a atteint Lomé le 9 juillet, sous escorte du bâtiment de débarquement russe Aleksandr Chabaline, selon The Insider et des sources régionales. Sa cargaison a ensuite été acheminée sur environ 1 800 kilomètres à travers le Togo et le Burkina Faso en direction de Bamako — un corridor plus long, dont le tronçon burkinabè demeure exposé à la menace régionale croissante que représente le JNIM. Des informations selon lesquelles la Guinée aurait refusé d’accueillir le navire en raison des sanctions n’ont pas été officiellement confirmées.
Un seul voyage n’établit pas l’existence d’une route logistique permanente, mais il démontre que Moscou est capable, au besoin, d’acheminer du matériel lourd via un autre État côtier d’Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, Bellingcat a géolocalisé des drones-suicides de type Shahed-136 utilisés à Inafarak le 12 juillet et à Talahandak le 17 juillet. Leur variante exacte et leur fournisseur demeurent non confirmés, et des informations font état de drones similaires au Mali dès le mois de mai — ce qui signifie qu’aucun élément ne permet de les relier à la cargaison du Mikhaïl Britnev.
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger poursuivent par ailleurs l’extension de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), qu’ils entendent porter à 15 000 hommes, formalisant ainsi une structure de sécurité en dehors des cadres de la CEDEAO et du G5 Sahel, dont les trois pays se sont retirés. Son statut juridique a été approuvé le 10 juillet.


