Le Danemark a entamé le déploiement, en Lettonie, d’un bataillon de combat fort de 850 soldats, renforçant ainsi le flanc oriental de l’OTAN face à la Russie. Selon les forces armées danoises, ce bataillon fait suite à une compagnie d’infanterie danoise arrivée en juillet, et prendra ses fonctions au Camp Valdemar début août, y demeurant jusqu’en janvier 2027. Reuters a rapporté que le ministre de la Défense, Jeppe Bruus, avait directement rattaché cette décision à la dissuasion, déclarant aux journalistes : « Il est important que nous jouions notre rôle dans la dissuasion de la Russie. » Ce bataillon remplacera un contingent suédois sortant, au sein de la brigade multinationale Lettonie de l’OTAN, dirigée par le Canada.
Cette brigade avait été renforcée à partir d’un groupement tactique plus modeste, après le sommet de l’OTAN de Madrid en 2022, et opère sous l’autorité de la Division multinationale Nord, dirigée par le Danemark. Ses effectifs devraient dépasser 3 500 soldats issus de 14 pays alliés cette année. Les forces danoises se déploient avec des véhicules de combat d’infanterie CV9035DK, des véhicules blindés de transport de troupes Piranha V et des chars Leopard 2. Janes a rapporté qu’environ 300 véhicules avaient été expédiés depuis le port danois de Køge jusqu’à Riga, fin avril.
Cette rotation prolonge un arrangement bilatéral, dans le cadre duquel le Danemark et la Suède se relaient, environ tous les six mois, pour assurer la présence au Camp Valdemar. Le prolongement de la mission danoise jusqu’en janvier 2027, plus long que les précédents cycles de quatre à six mois, traduit un basculement plus large vers des déploiements soutenus sur le flanc oriental. L’OTAN demeure active dans le renforcement des États membres frontaliers de la Russie. Cet engagement danois en Lettonie survient alors que le pays fait, par ailleurs, face à des pressions des États-Unis au sujet du Groenland, dont la Première ministre Mette Frederiksen a affirmé, en juillet, qu’il n’était « pas à vendre ».


