Les forces américaines ont lancé une nouvelle vague de frappes contre l’Iran à 14 h, heure de la côte Est, jeudi — la sixième nuit consécutive —, « pour dégrader davantage les capacités militaires iraniennes », a indiqué le CENTCOM dans un communiqué publié sur X. Le commandement a précisé que les frappes avaient visé « des dizaines » de cibles de surveillance côtière, de défense aérienne et de logistique, et que Washington « tenait l’Iran pour responsable » des attaques contre la navigation commerciale.
L’Iran a élargi sa riposte en frappant le Qatar, le Koweït et la Jordanie, et en revendiquant des touches contre des forces américaines au Bahreïn et en Syrie, selon CNN. Le ministère de l’Intérieur du Qatar a indiqué, dans un communiqué relayé par l’Agence de presse du Qatar, qu’un enfant avait été blessé par des éclats lors d’opérations d’interception et qu’il recevait des soins médicaux.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les États-Unis de crimes de guerre, citant une frappe du mercredi contre une usine d’eau minérale à Dehloran et une frappe antérieure contre un centre de contrôle du trafic aérien à Chabahar, selon CNN.
Ces échanges marquent une nouvelle dégradation du cadre de cessez-le-feu conclu le mois dernier. Ali Vaez, directeur du programme Iran à l’International Crisis Group, a averti que les deux parties risquaient de s’enliser dans une longue « guerre sans fin », selon CNN.
Les combats ont repris le 28 février, et le cycle en cours dure depuis le 7 juillet, selon la notification adressée par l’administration au Congrès le 10 juillet, qui a remis en marche le compte à rebours de 60 jours prévu par la loi sur les pouvoirs de guerre. Les démocrates contestent la légalité de ce redémarrage, faisant valoir que les hostilités n’ont jamais cessé, selon Roll Call.


