Le plan de zone pilote convenu par Israël et le Liban fin juin ne couvre que trois villages — Froun, Srifa et Zawtar al-Gharbieh —, sans calendrier de retrait fixe pour les forces israéliennes, et Trump s’est refusé à s’engager sur un tel calendrier lors de sa rencontre du 21 juillet avec le président Joseph Aoun, selon PBS News. Deux des trois villages se trouvent déjà sous le contrôle de l’armée libanaise, tandis que des troupes israéliennes demeurent présentes dans une partie de Zawtar al-Gharbieh.
Bilal Saab, chercheur à Chatham House, a qualifié l’arrangement qui en résulte de « cessez-le-feu de nom seulement », selon NBC News, les opérations israéliennes de « nettoyage » se poursuivant sans échéance contraignante pour y mettre fin.
Les secouristes en ont payé le prix. Le ministère libanais de la Santé publique a indiqué que 42 travailleurs médicaux avaient été tués depuis la reprise des combats en mars, dont deux ambulanciers dont le véhicule a été touché ce mois-ci alors qu’ils intervenaient à la suite d’une précédente frappe à Nabatieh al-Fawqa — un phénomène qualifié d’« entrave délibérée aux opérations de secours », selon LBC Group.
Aoun, premier président libanais à se rendre à la Maison-Blanche depuis 2009, a déclaré à Trump que son objectif était de mettre fin « pour toujours à l’état d’hostilité entre le Liban et Israël ». Trump a qualifié cet objectif d’héritage politique d’Aoun, sans toutefois annoncer de nouveau mécanisme d’application.


