Les forces armées koweïtiennes ont annoncé jeudi intercepter une nouvelle vague de missiles et de drones iraniens, alors que Téhéran élargissait ses frappes de représailles contre des installations militaires américaines dans tout le Golfe, à la suite de la reprise, deux jours plus tôt, des bombardements américains sur le territoire iranien, selon l’AFP.
L’armée koweïtienne a écrit sur X que ses défenses aériennes « engageaient actuellement des attaques hostiles de missiles et de drones », sans préciser quels sites étaient visés, a rapporté Arab News. L’Iran a également frappé des bases américaines en Jordanie, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et dans la région autonome kurde d’Irak, a indiqué l’AFP. La télévision d’État iranienne a affirmé que les frappes contre le Koweït étaient intervenues « en réponse aux crimes de l’Amérique contre le peuple iranien ».
Ces représailles font suite aux frappes américaines de mardi contre l’Iran, qui, selon des responsables iraniens, ont touché un rassemblement de mariage à Kuhestak, dans le sud de la province du Hormozgan, tuant quatre à cinq personnes, dont un enfant, et en blessant des dizaines d’autres, selon des responsables iraniens et le Croissant-Rouge iranien. Le porte-parole du CENTCOM, le capitaine Tim Hawkins, a déclaré mercredi que le commandement examinait ces informations, ajoutant que « l’armée américaine ne vise jamais des civils », selon CBS News et Al Jazeera.
Aucune victime ni aucun dégât liés aux interceptions de jeudi n’avaient été signalés au Koweït au moment de la publication. Lors de précédentes vagues de cette campagne, le Koweït a fermé à plusieurs reprises son espace aérien et détourné des vols commerciaux pendant les opérations d’interception ; il n’était pas immédiatement clair si les mêmes mesures étaient en vigueur jeudi.
Cet échange marque le dernier accès de tension dans la guerre en Iran, qui a commencé fin février et qui a entraîné à plusieurs reprises des États du Golfe accueillant des forces américaines dans les représailles de Téhéran, alors même qu’ils demeurent en dehors des combats eux-mêmes.


